Installateur électricien, trois métiers en un

Installateur électricien, trois métiers en un 05
Fév
2020

Un cours, trois diplômes

 

Le métier d’installateur-électricien tel qu’il est enseigné à l’Institut Don Bosco se modifie en profondeur. Les contacts avec le secteur professionnel qui représente ces métiers ont été fructueux et ont mené à la définition du contenu de trois métiers distincts :

  • L’installateur-électricien résidentiel ;
  • L’installateur-électricien industriel ;
  • L’installateur-électricien tertiaire.

Les deux premiers étaient professés en 5e et en 6e année. Il fallait choisir une des deux spécialités. Ces deux métiers comprennent bien sûr de larges parties communes, mais aussi des écarts de contenu importants. Réaliser l’installation électrique d’une maison comporte des compétences et des connaissances en sécurité des personnes et en domotique (résidentiel). Elles sont différentes de celles qu’on va demander à quelqu’un qui installe l’électricité d’une usine de production automobile (industriel). L’installateur électricien tertiaire est celui qui installe la distribution électrique dans une grande surface ou dans un hôpital. Ici aussi, des compétences croisées avec les professions citées plus haut, mais aussi des connaissances spécifiques. L’installateur-électricien tertiaire est une spécialité qui n’étaient pas encore enseignées à l’Institut Don Bosco.

 

Compétences croisées

Dorénavant, il n’y aura plus à choisir et la formation sera un peu plus longue. À partir de la 4e année, les trois métiers seront enseignés sous forme de Certification par Unités d’Acquis d’Apprentissage (CPU). Les fonctions d’installateur électricien sont divisées en « tout cohérents », les unités, qui forment un ensemble d’acquis d’apprentissage susceptible d’évaluation et de validation. Une fois validée, l’unité est définitivement acquise.

 

Trois années de formation et trois métiers à la clé

Cette manière de travailler modifie évidemment le cursus. On ne choisit plus son métier, mais on en apprend les parties de manière successive et les parties « communes » aux différents métiers ne doivent pas être « revues ». On gagne ainsi en temps et en efficacité et un élève qui acquiert toutes ses unités sortira de 6e année en CPU avec trois certificats de qualification qui lui permettront d’intégrer le marché de l’emploi avec une facilité accrue. On est donc passé d’une formation en deux ans qui menait à un métier à une formation en trois ans qui mène à trois métiers.
La CPU qui donne ainsi un contenu clair à chaque unité est lisible à la fois pour l’élève, pour l’employeur et offre à un candidat de se démarquer positivement dans sa démarche vis-à-vis des employeurs.

 

Connecté à l’emploi

La CPU ne se contente pas de rationaliser le contenu de la formation. Un lien plus fort est créé avec le monde du travail. Les visites d’entreprises sont favorisées et entrent dans l’horaire des cours, des stages nombreux et orientés émaillent la formation et permettent de voir les métiers en condition réelle.
L’Institut Don Bosco a créé beaucoup de partenariat avec des entreprises actives dans les métiers auxquels notre école forme. Le métier d’installateur électricien a beaucoup d’avenir en Belgique et à Bruxelles tout particulièrement. Les trois aspects de ce métier sont en pénurie de main d’œuvre. Nous ne pouvons donc que nous réjouir de ce changement.